Terre Aride

Référence · Métadonnées

DigitalSourceType,
le champ qui dit
d'où vient l'image.

Une image ne sait pas raconter comment elle a été faite. Le standard IPTC Photo Metadata lui donne un endroit pour le dire, une seule propriété, et une liste fermée de réponses possibles.

En bref

  • Nom exact de la propriété : Iptc4xmpExt:DigitalSourceType.
  • Sa valeur est une adresse du référentiel IPTC NewsCodes, pas un mot libre.
  • Image entièrement générée : trainedAlgorithmicMedia.
  • Photographie retouchée ou agrandie par algorithme : algorithmicallyEnhanced.
  • Elle vit dans le paquet XMP, donc elle disparaît de tout export qui jette le XMP.

À quoi ressemble la déclaration

Elle tient en un nœud, écrit dans le paquet XMP du fichier. La valeur n'est pas un libellé : c'est l'adresse d'un terme dans le référentiel public de l'IPTC, ce qui permet à un logiciel de la reconnaître sans interpréter du texte.

<Iptc4xmpExt:DigitalSourceType>
  http://cv.iptc.org/newscodes/digitalsourcetype/trainedAlgorithmicMedia
</Iptc4xmpExt:DigitalSourceType>

Dans un JPEG, ce paquet occupe un segment APP1, juste à côté de l'EXIF. Dans un TIFF, il vit dans le tag 700. Un logiciel de photo l'affiche dans le panneau des métadonnées, en général sous l'intitulé Digital Source Type.

Les valeurs, et ce qu'elles engagent

Le vocabulaire couvre toute la chaîne de production d'une image, de la pellicule au modèle génératif. Voici celles qu'on rencontre réellement dans une rédaction.

ValeurCe qu'elle désigneCas typique
digitalCapturePrise de vue par un appareil numériquePhoto de reportage
negativeFilmNumérisation d'un négatif argentiqueFonds d'archive
minorHumanEditsPrise de vue avec retouches humaines mineuresRecadrage, densité
algorithmicallyEnhancedImage d'origine humaine améliorée par algorithmeAgrandissement, débruitage
compositeCaptureMontage de plusieurs prises de vue réellesPanoramique, HDR
compositeSyntheticMontage mêlant du réel et du synthétiquePhoto avec fond généré
trainedAlgorithmicMediaImage entièrement produite par un modèle entraînéIllustration générée
digitalArtCréation numérique faite à la mainDessin sur tablette

Le choix n'est pas cosmétique, et il se paie dans les deux sens. Déclarer une photographie comme générée la disqualifie auprès d'une agence, d'un concours ou d'une banque d'images qui filtre sur ce champ. Déclarer une image de synthèse comme une prise de vue est l'erreur inverse, et c'est celle qui se plaide. C'est pourquoi la valeur doit être choisie à chaque fichier, jamais devinée par l'outil.

Le vrai risque : la perte silencieuse

La déclaration ne se corrompt pas, elle disparaît. Un export « pour le web » qui allège le fichier, un passage dans un outil de traitement par lot, une reprise dans un système rédactionnel configuré pour ne garder que quelques champs : à chaque étape, le paquet XMP peut sauter sans qu'aucun message ne le signale.

Deux réflexes suffisent à tenir la chaîne :

  • Poser la déclaration au moment où le fichier de fabrication est produit, pas plus tôt et pas plus tard.
  • La relire une fois après le premier passage dans la chaîne automatisée, sur un fichier au hasard. Si elle a sauté, elle sautera à chaque fois.

La question voisine, celle de savoir qui doit légalement signaler quoi, est traitée à part : mention d'une image générée par IA dans la presse. Et si le sujet du jour est la définition plutôt que l'origine, les cotes d'une couverture sont ici.

La déclaration, écrite à chaque fichier

L'atelier écrit la valeur que vous choisissez, avec vos crédits et les cotes de fabrication, dans chaque fichier produit. Le calcul tourne sur votre poste.

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